Le Parti socialiste, à l’annonce des priorités annoncées par la Commission pour sa nouvelle stratégie pour le Marché unique (ou Single Market Act), regrette l’absence d’ambition de l’exécutif communautaire en faveur de la relance sociale de l’Europe. Ces propositions sont en net recul par rapport au texte voté par le Parlement européen il y a une semaine. La cohésion sociale ne figure qu’en dixième place parmi les 12 propositions. En dépit de certaines avancées, telles que l’annonce d’une législation visant à clarifier l’exercice des libertés d’établissement et de prestation de services avec les droits sociaux fondamentaux, la Commission persiste à ne voir de l’Union européenne qu’un vaste marché soumis à la concurrence. Le Parti socialiste déplore tout particulièrement la relégation des services d’intérêt général au rang de sous-catégorie, sans qu’aucun contenu tangible ne soit donné aux interventions envisagées en leur faveur. C’est une initiative législative que le Parti socialiste attendait pour lever l’incertitude juridique sur les services publics, pas une énième communication. Nous déplorons également l’absence d’une clause sociale horizontale, pourtant contenue à l’article 9 du Traité, pour rééquilibrer l’intégration européenne. José Manuel Barroso ne peut continuer plus longtemps à faire l’impasse sur l’avenir des services publics en Europe et ignorer les demandes exprimées par les citoyens européens, par la voix du Parlement, en faveur d’une autre Europe. Le retour à une hypothétique croissance ne permettra pas, seule, de résorber le déficit démocratique qui mine chaque jour un peu plus la construction européenne. La bataille est cependant loin d’être terminée. Les parlementaires européens socialistes utiliseront, avec notre soutien, l’ensemble des armes législatives à leur disposition pour appuyer les demandes citoyennes et donner à la construction européenne une véritable dimension humaine et sociale.
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Le ton est mesuré……les propos judicieux.
Je pense que notre P.S. devrait même être plus vigoureux sur la réflexion en faveur des services publics.
Cordialement.
Marc Domec